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Améliorer la qualité de la formation professionnelle en vue d'une meilleure insertion sur le marché du travail, diminuer le taux d'échec et favoriser l'accès à la formation tout au long de la vie - tels sont les trois objectifs prioritaires de la loi portant réforme de la formation professionnelle.
La loi portant réforme de la formation professionnelle a été votée le 14 novembre 2008.
Contexte et objectifs de la réforme de la formation professionnelle
L’évolution de l’économie et l’accélération des progrès technologiques créent de nouveaux secteurs d’emploi à un rythme de plus en plus rapide. Le cadre dans lequel se conçoit la formation professionnelle s’est donc considérablement agrandi au fil des années. Confrontée aux exigences d'adaptation à un environnement en constante mutation, la formation professionnelle doit élaborer des concepts de formation permettant l'acquisition et le développement de compétences auprès des apprenants, dans la formation initiale autant que dans l’apprentissage tout au long de la vie.
Face à toutes ces évolutions, le Luxembourg doit procéder à une modernisation de son système de formation professionnelle.
Il s’agira de structurer de manière cohérente les différents types de formation professionnelle dans le but d’apporter une réponse aux défis qui se posent, à savoir :
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l’amélioration de la qualité de la formation professionnelle en vue d’une meilleure qualification de nos jeunes, leur permettant de s’intégrer au mieux dans la vie économique et sociale ;
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l’accès à la formation professionnelle tout au long de la vie ;
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la diminution des taux d’échec et du nombre de jeunes quittant l’école sans certification.
Les quatre types de formation professionnelle
Le projet de réforme de la formation professionnelle distingue 4 types de formation professionnelle, à savoir :
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la formation professionnelle de base s’adressant aux élèves en difficultés scolaires et menant au certificat de capacité professionnelle (CCP) ;
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la formation professionnelle initiale, qui dispense une formation générale, théorique et pratique. Elle mène, dans deux filières distinctes, à deux diplômes distincts : le diplôme d’aptitude professionnelle (DAP) et le diplôme de technicien ;
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la formation professionnelle continue, qui permet aux personnes adultes d'acquérir, de maintenir ou d’adapter des connaissances et aptitudes professionnelles ;
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la formation de reconversion professionnelle, qui a pour objectif de conduire à une autre activité professionnelle, d'offrir des cours de rééducation professionnelle et d'enseignement général à l'intention des demandeurs d’emploi et des travailleurs menacés de perdre leur emploi.
La validation des acquis de l’expérience
La loi introduit le concept de la validation des acquis pour les certificats et diplômes de l'enseignement secondaire technique, les brevets de niveau supérieur à l'enseignement secondaire technique et le brevet de maîtrise. Ainsi, les adultes, y compris ceux qui ne disposent que d'un faible niveau de formation initiale, auront la possibilité de demander une validation du savoir-faire qu’ils ont acquis durant les activités professionnelles dans un secteur. Pour pouvoir introduire une demande, ils devront avoir exercé cette activité pendant une durée totale d'au moins trois ans et en rapport avec le diplôme pour lequel ils introduisent une demande de validation. La mise en place de ce nouveau droit est une condition sine qua non dans un système de formation professionnelle basé sur un concept d'éducation et de formation tout au long de la vie.
Le système scolaire de l’enseignement secondaire technique
La réforme réorganise le régime professionnel et le régime du technicien ; il ne touche pas au régime technique de l’enseignement secondaire technique.
Le certificat d’initiation technique et professionnelle (CITP) et le certificat de capacité manuelle (CCM) sont remplacés par le certificat de capacité professionnelle (CCP), généralisé pour tous les métiers et professions. La formation menant au CCP représente la formation professionnelle de base. A côté d’une formation essentiellement pratique, elle permet à l’apprenant via un encadrement pédagogique, d’acquérir les compétences sociales indispensables à son insertion sociale et professionnelle.
La formation du régime professionnel menant au DAP (anciennement CATP) est maintenue, tout comme le régime de la formation de technicien qui mène au diplôme de technicien. Ces deux formations feront partie de la formation professionnelle initiale.
Les sous-rubriques ci-après détaillent les éléments de réforme relatifs aux différents types de formation professionnelle.
La préparation de la mise en oeuvre de la réforme
La réforme des programmes-cadres des 112 formations professionnelles est prise en charge par environ 60 équipes curriculaires composées chacune de 2 à 6 experts enseignants et de 2 à 6 experts du monde professionnel. Les équipes curriculaires sont pilotées par 10 enseignants-coordinateurs.
Comme la grande majorité des personnes impliquées dans le projet ne possède que peu d'expériences et de connaissances dans l'élaboration de curricula selon une approche par compétences, il est indispensable de mettre en place une offre de formation et un accompagnement méthodologique. La mise en œuvre de la réforme sur le terrain exige en outre la préparation et la formation des formateurs en milieu scolaire et en milieu professionnel.
Pour ces raisons, le ministère a décidé de coopérer avec le Bundesinstitut für Berufsbildung (BIBB) de Bonn ainsi qu’avec l’université de St. Gallen dans les domaines suivants :
- le développement de la méthodologie pour l'élaboration et la révision des programmes de formation et la définition de critères d'évaluation, y compris l'élaboration de guides y relatifs ;
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la préparation, l’accompagnement et la formation des enseignants-coordinateurs des équipes curriculaires ;
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la préparation, l’accompagnement et la formation des membres des équipes curriculaires ;
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la préparation et la formation des formateurs en milieu scolaire et en milieu professionnel à la mise en œuvre des objectifs de la réforme sur le terrain. Cette intervention comprend le développement d'instruments et d'épreuves d'évaluation fondés sur une approche par compétences ;
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le développement de projets intégrés fondés sur une approche par compétences ;
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l’évaluation continue du projet de réforme et l’exploitation des résultats pour la régulation du processus de pilotage stratégique du projet.
Pour en savoir plus :
http://www.men.public.lu
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